Une journée qui commence à 4h30 avec un rêve qui ne veut pas finir et donc une nuit trés peu reposante. Véritable lever vers 5h et des brouettes, p'tit déj' en vitesse, habilage (bawah apprivoisé) sans conviction et une sacré bonne volonté d'avoir une mauvaise volonté à aller travailler. Pour se remettre d'applomd sur les deux plans un petit coup du dernier album de Blur sur le trajet et me voilà d'attaque ... pour ne rien faire de la journée. En effet une formation de gardien de sécurité pour une entreprise de micro-électronique (aprés le schtroumpf c'est au tour de Gargamel) ce n'est ni le Nirvana ni l'Everest. Pour faire court, j'ai été formé à quatre postes, pour les trois premiers j'ai passé mon temps à tailler des bavettes et le quatrième je n'ai pas bougé d'un fauteuil en deux heures en ne faisant rien d'autre que regarder des gens passaient.

Bilan probable :

  • un collègue potentiellement intéressant
  • un deuxième trop "jeune" et trop "DJ"
  • un troisième arabe, sympa mais trop "vieux"
  • une quatrième corse qui cherche de l'agent trés vite pour retourner au Mexique finir son projet dans une assoce humanitaire
  • mon boss arabe et beaucoup trop "grand frère" pour m'empècher de le tutoyer
  • parce que les guillemets parfois c'est trop, LE grand boss corse, ancien-inspecteur à Versailles, Paris et Grenoble, bien fendard, bourré d'anecdote
  • moi-même qui ne peut s'empécher d'embéter une paire d'ingénieurs un peu trop suffisant en faisant le daron de la sécurité

Malgré le costume j'avais l'impression fugitive d'être trop jeune au milieu de toutes ces personalités bien trempées.

Journée qui se finit donc à 16h00 (l'heure du gouter !!!). Me voilà parti vers Grenoble faire des amplettes et de miam et plus si affinités pour me recompenser d'avoir un job pour les vacances (sic). Il fait trop bon pour un automne et mon regard ne peut s'empécher de plonger parfois sans aucune discretion mais qu'importe je suis de bonne humeur. A la sortie du karrouf une fois dans la voiture et le gouter à moitié consommé l'heure m'indique que je peux accrocher la séance de 17h40 de Little Miss Sunshine dans mon petit ciné. Je m'y rend donc, je prend le film en route (petit bouchon sortiede travail dans le centre ville) et ... J'en suis sortie avec une banane immense à en décoller mes oreilles au delà de toute raison.

Alors Little Miss Sunshine c'et comme un sandwich (un hamburger aussi) maison dans lequel on ne peut s'empécher d'en rajouter bref plein d'ingrédients parfois improbables et artificielles. Ô qu'il est bon de faire sa propre mélasse en famille même si ce n'est pas tojours trés savoureux, le coeur du sandwich lui est toujours présent à savoir du pain moelleux, de la bonne viande rouge, de la salade et des tomates, beaucoup de fromage et cette petite touche de moutarde discrete qui semble vouloir disparaitre est là et il le restera et quand il y en a plus il reste le dessert une glace direct sortie d'un congélo polaire sans oublier le coulis de chocolat chaud. Je vous laisse méditer tout cela aprés avoir vu le film.

Pour résumer cette toile, un bon film ça donne envie de vivre.

Le trajet du retour se passa dans un état second tout comme celui de The Science of Sleep. Du Blur tout en largeur encore (à savoir Jets, Gene by Gene et Battery in your leg) toutes vitres ouvertes avec un CAncun complétement à fond qui a encore une crampe naissante aux creux du molet droit à se retenir de propulser Titine II à des vitesses déraisonnables, une conduite trés kartesque et au passage la perte de toute honte à faire le jacky tout seul au milieu de Grenoble.

Une journée à discuter, à se la jouer un peu, des courses récompenses, un ciné grandiose et un retour en voiture euphorisant et de la musique qui va bien pour bien malanger le tout, voilà une journée de célibataire comme on n'en fait peut mais Dieu que c'est bon d'interagir avec ce monde "à proximité quasi-permanente et à rétroaction sociale".

Reste à boustifailler beaucoup pour compenser le jeûne de midi et d'aller faire un tour loin de toutes les lumières artificielles (en gros monter de 700 mètres à la vertical sur le plateau) histoire de voir les étoiles avec un réchaud plein de thé pour bien finir la journée.

Mais avant tout ça un petit porto.

A la vôtre !!!

PS : C'est surement une fixation mais je n'ai pas passé plus de cinq minutes d'affilée avant d'aller au cinéma sans voir un 42 quelque part. Je vous laisse deviner pour combien de courses j'ai eu.

PPS :

Au mileu du prêt,

De la tisane à la place du thé,

Dodo assuré